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Editorial : Eric Duprat

 Photo de couverture : Concours Régional d' Education Routière

C’est en lisant une citation du roi du marathon, un kényan évidement, que j’ai eu l’idée de l’éditorial de ce numéro de Roue Libre. Mais tout d’abord, je veux remercier le Comité Directeur de m’avoir confié cette tâche de rédiger l’édito de ce numéro. Quel risque ? Je vais essayer d’être digne de leur confiance. J’ai choisi de vous parler de la notion de groupe.. Moi qui ai fait beaucoup de sport, je pourrais aussi écrire équipe mais au Véloce, on dit plutôt groupe. Le groupe est pour moi une entité essentielle, autant dans le sport que dans le travail.
Faut dire que j’y ai été sensibilisé dès ma naissance : et oui, je suis né à deux… C’est un jumeau, un vrai, qui vous écrit ! Et un groupe est formé dès qu’on est « plus de 1 » ! En tant qu’adhérent du Véloce, le 1er groupe auquel nous appartenons tous est notre club. Soyons fiers de rouler pour un club avec une histoire vieille de presque 150 ans. Un club avec ses couleurs jaune et violet, son maillot : soyons fiers de les porter à chaque sortie entre nous ou dans les différentes organisations auxquelles nous participons. En plus, ce mois-ci le jaune est à l’honneur, Tour de France oblige !


Pour ma part, c’est ma 10ème saison au Véloce et j’ai eu la chance de pouvoir rouler avec différents groupes qui m’ont toujours très bien accueilli. Ce club qui permet à de multiples groupes mixtes de se balader dans différents coins de notre département quasiment chaque jour avec un circuit différent (pensons à ceux qui réalisent ces circuits) mais aussi dans notre beau pays lors du voyage annuel. Plus égoïstement, mon appartenance à un autre groupe, celui dit « de l’hôpital » et élargi ces dernières années, m’a permis de réaliser quelques escapades dont rêve tout cycliste. En 2010, je n’aurais jamais monté l’Alpe d’Huez une 1ère fois sans être accompagné d’un fidèle compagnon depuis maintenant plus de 10 ans (il se reconnaitra), il m’a motivé tout au long des 21 virages… Et quelques années plus tard, j’y suis revenu seul pour une montée chronométrée… Allez y comprendre quelque chose ! Et les 2 traversées des Pyrénées, et les 2 traversées des Alpes, et le tour du Massif Central (et oui, on fait toujours le tour de quelques chose) dont vous avez pu lire quelques récits dans les Roue Libre des années précédentes. Il y a aussi eu un tour de la Corse auquel je n’ai malheureusement pas pu participer.
Au-delà des plaisirs et de très bons moments partagés, le groupe doit respecter et se respecter. Respecter notre environnement, respecter les autres usagers de la route, respecter le code de la route : globalement ces notions sont présentes même si de temps en temps quelques écarts sont constatés. Attention cependant, il suffit d’une fois ! Et la rubrique « Plaies et Bosses » de notre revue bimestrielle nous le rappelle trop souvent. Ne demandons pas aux autres de nous respecter si nous ne faisons pas de même ! Se respecter c’est-à-dire attendre quand arrive un coup de « moins bien », c’est-à-dire s’arrêter quand on signale un incident… « On part ensemble, on rentre ensemble ! ». Aujourd’hui c’est quelqu’un d’autre qui a un problème mais demain cela peut m’arriver et je serai bien content de pouvoir compter sur une aide de tout le groupe ou au moins de quelques collègues de villégiature.
Nous avons la chance de faire notre passion au sein de ce club dans des groupes de différents niveaux. Cela permet à quelques-uns, peut-être plus motivés, peut-être plus disponibles, de pouvoir ensuite s’illustrer dans des cyclosportives ou autres organisations nationales et même internationales quelquefois.
Vous l’aurez compris « 100% de moi n’est rien… comparé à 1% de tout le groupe » !